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La Saire
Source : Le Mesnil au Val Longueur : 28,6 km (près de 50 km avec ses affluents) Bassin versant de 123 km2 Profil longitudinal : Altitude à sa naissance de 140 mètres, la Saire atteint très vite une assez faible altitude; en 8 km elle perd 85 mètres. Ses Moulins :
La Saire au fil du temps et de l’eau Étymologie
: Lorsque les Vikings abordèrent
les côtes du Val de Saire, il y a près de onze siècles, une saillie
rocheuse attira leur attention - la Pointe de Saire - qu’ils
baptisèrent SARNES dont la finale signifie cap ou « Pointe de
terre » en scandinave. La vallée de la Saire, c’est déjà le bocage normand avec ses vallons, rivières, cascades, prairies, landes et collines boisées : bois du Coudray ou de Barnavast, bois de Boutron ou de Pépinvast; les méandres capricieux de la Saire mènent du Mesnil au Val à Réville, en passant par Gonneville, Le Vast, Valcanville, Le Vicel, Anneville en Saire et La Pernelle. Topographie : La
Saire, axe de la région à laquelle son nom est rattaché, voit son
tracé se fragmenter en plusieurs tronçons. Ses moulins jadis au nombre
de 52 (54 présumés) et
filatures au nombre de 3. Gonneville, Le Vast, Le Houx connurent
leur plein essor fin XVIIIe début XIXe. Ces trois
usines, avec près de mille emplois, firent du Val de Saire le premier
pôle industriel du département. Au Vast (dont la filature fut
entièrement détruite après sa fermeture en 1888-90) on dénombrait 600
personnes employées vers 1820 et le paysage de cette commune fut modelé
par cette industrie. La filature de Gonneville, créée en 1797, recensait
120 emplois et produisaient 50 tonnes de coton. Les conséquences de la
fermeture de ces filatures furent lourdes et déclenchèrent un fort exode
dès le début du XIXe. En 1830, 1700 personnes auront quitté
nos campagnes. Actuellement, le moulin d’Esseules, au Vicel reste le seul en activité, le Grand moulin d’Anneville en Saire fut modernisé en 1960 puis cessa son activité, tout comme les moulins de Valcanville.
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