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du Val de Saire
 

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La Saire


Pont sur la Saire

Source : Le Mesnil au Val

Longueur : 28,6 km (près de 50 km avec ses affluents)

Bassin versant de 123 km2

    Profil longitudinal : Altitude à sa naissance de 140 mètres, la Saire atteint très vite une assez faible altitude; en 8 km elle perd 85 mètres.

Ses Moulins :
Autrefois,
le débit bien que modeste a été utilisé pour actionner 52 moulins (54 présumés), des filatures et industries.
Aujourd’hui,
seul le moulin d’Esseules au Vicel reste en activité.

La Saire au fil du temps et de l’eau

Étymologie : Lorsque les Vikings abordèrent les côtes du Val de Saire, il y a près de onze siècles, une saillie rocheuse attira leur attention - la Pointe de Saire - qu’ils baptisèrent SARNES dont la finale signifie cap ou « Pointe de terre » en scandinave.
Jadis, beaucoup écrivaient « Val de Cères » en allusion peut-être à Cérès, déesse de la moisson.

La vallée de la Saire, c’est déjà le bocage normand avec ses vallons, rivières, cascades, prairies, landes et collines boisées : bois du Coudray ou de Barnavast, bois de Boutron ou de Pépinvast; les méandres capricieux de la Saire mènent du Mesnil au Val à Réville, en passant par Gonneville, Le Vast, Valcanville, Le Vicel, Anneville en Saire et La Pernelle.

Topographie : La Saire, axe de la région à laquelle son nom est rattaché, voit son tracé se fragmenter en plusieurs tronçons.
Une cassure Est-Ouest est devenue la haute et la moyenne Saire. À partir du Vast, le tracé connaît un premier coude vers le nord. À partir de Valcanville, un nouveau coude infléchit son tracé vers le Sud-Est, au milieu d’une large plaine remblayée d’alluvions qui se retrouvent au pied de La Pernelle et de Réville. Alimentée par des pluies de saison froide, elle a ses crues pendant ces six mois (quelquefois en avril). Le débit bien que modeste a pu être utilisé jadis pour actionner moulins et « mécaniques ». Aujourd’hui, le rôle économique se restreint à la pisciculture et aux loisirs. Les vieux ponts et les chutes des anciens moulins préservent dialectes et légendes « Val de Sairais ».

Ses moulins jadis au nombre de 52 (54 présumés) et filatures au nombre de 3. Gonneville, Le Vast, Le Houx connurent leur plein essor fin XVIIIe début XIXe. Ces trois usines, avec près de mille emplois, firent du Val de Saire le premier pôle industriel du département. Au Vast (dont la filature fut entièrement détruite après sa fermeture en 1888-90) on dénombrait 600 personnes employées vers 1820 et le paysage de cette commune fut modelé par cette industrie. La filature de Gonneville, créée en 1797, recensait 120 emplois et produisaient 50 tonnes de coton. Les conséquences de la fermeture de ces filatures furent lourdes et déclenchèrent un fort exode dès le début du XIXe. En 1830, 1700 personnes auront quitté nos campagnes.
    Entre 1850 et 1900, les moulins cessèrent leur activité. Les premiers à disparaître seront ceux situés sur les petits affluents. Il est amusant de constater qu’il y avait environ un moulin au km2.

    Actuellement, le moulin d’Esseules, au Vicel reste le seul en activité, le Grand moulin d’Anneville en Saire fut modernisé en 1960 puis cessa son activité, tout comme les moulins de Valcanville.


Rivière bordée d'arbres